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Les tarifs bancaires grimpent de 3 %, quatre fois plus vite que l'inflation

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Les frais bancaires augmentent de 3 % en moyenne en 2026 selon l'association de consommateurs CLCV. Les services de base, tenue de compte et cartes bancaires en tête, concentrent l'essentiel de la hausse. L'inflation, elle, plafonne à 0,8 %.
 

Chaque année, le même rituel. La CLCV épluche les grilles tarifaires d'une centaine d'établissements bancaires en vigueur au 1er février. Chaque année, le même constat : les tarifs progressent. En 2026, la hausse moyenne atteint 3 %, après environ 5 % l'an dernier. Le Comité consultatif du secteur financier, où siègent notamment les banques elles-mêmes, avait évoqué en octobre dernier une hausse moyenne de 3,1 %. L'inflation mesurée à 0,8 % sur un an en décembre par l'INSEE paraît bien lointaine.
 

Cette évolution est principalement liée à la progression des frais de tenue de compte et des cartes bancaires, qui constituent les principaux postes de dépenses récurrentes, écrivent les auteurs de l'étude CLCV. Les frais de tenue de compte, socle indispensable du service bancaire, augmentent de plus de 6 % à 24,64 euros par an, après une augmentation de 8 % en 2025. Les tarifs des cartes bancaires augmentent eux de plus de 2 % quel que soit le type de carte, souligne la CLCV.
 

Dans le détail, les petits consommateurs, disposant d'un ensemble de services de base, paieront cette année 71,71 euros en moyenne, soit une hausse de 2,98 %. Les consommateurs moyens, un couple avec deux cartes disposant d'une assurance perte et vol, paieront 135,47 euros, en hausse de 3,77 %. Les gros consommateurs au sens de la CLCV, deux titulaires haut de gamme avec une carte Gold ou Premier et effectuant de nombreux retraits, verront leur facture augmenter de 3,04 %, à 221,16 euros.
 

Retraits et incidents de paiement plus chers
Les retraits aux distributeurs automatiques d'une banque qui n'est pas la sienne deviennent également plus onéreux, de quoi restreindre un peu plus l'accès aux espèces. Les clients enregistrant des incidents de paiement se verront davantage facturés, avec des tarifs en hausse pour les lettres d'information pour compte débiteur par exemple.
 

Ce type de frais n'est pas négligeable pour les banques. Selon le comparateur Panorabanques, les frais liés au découvert représentent en moyenne un tiers des frais bancaires totaux.
Le prix de ces services bancaires représente une part très faible dans le budget des ménages, a réagi la Fédération bancaire française, organisation représentative du secteur. La France dispose par ailleurs du réseau bancaire le plus dense de la zone euro, ajoute le lobby. Le nombre d'agences a cependant tendance à baisser significativement.
 

Selon la CLCV, certaines caisses du Crédit Agricole sont compétitives sur l'ensemble des segments du marché quand le LCL l'est pour les petits consommateurs et le Crédit Coopératif pour les profils plus fortunés. Le réseau de banque de détail de la Société Générale figure à l'inverse parmi les banques les plus chères sur l'ensemble des profils comme, dans une moindre mesure, certaines Banques populaires.
 

Se tourner vers la banque en ligne peut constituer une alternative intéressante à condition d'être attentif aux éventuelles conditions et d'être adepte du fonctionnement à distance, conseille la CLCV.